saison 2012
9 juillet 2012 Pic Monfaucon (65)
Le pic de Monfaucon, 2712 m, (et non Montfaucon comme on peut parfois le voir) est moins fréquenté que son voisin L'Arbizon, 2831 m. Son accès, un peu long, (4h00, 1200 m de dénivelée, 8 km) est sans grande difficulté mais les 300 derniers mètres sont assez pénibles car la pierre est fine et instable sur une bonne partie du pierrier final. Qu'importe, le panorama au sommet est immense vers les massifs du Mont Perdu, du Néouvielle, du Pic du Midi. On aperçoit très bien les cairns géants qui trônent au sommet de l'Arbizon. Comme toujours, Gaby est intarissable sur la géographie du lieu et après 3/4 heure, il est temps de redescendre au pied du pierrier pour casser la croûte et rejoindre les copains au lac d'Arou.
Photos Jean-Claude F & Jacky en cliquant sur le lien ci-dessous.
9 juillet 2012 Le lac d'Arou (65)
Si l'on devait faire un classement des plus beaux lacs des Pyrénées, le lac d'Arou n'occuperait qu'une place très modeste. Néanmoins, pour y acceder on emprunte un sentier tout simplement magnifique au milieu des vallons herbeux des quatre Veziaux. Tout autour, un cadre pastoral inoubliable ou les ondulations des prairies côtoient la rudesse de l'Arbizon et les forêts de Payolle. Les troupeaux de vaches, de cheveaux, de chèvres et de brebis sont nombreux et rapellent le temps des courtaous. Nous étions 9 (il manque Michel T sur la photo) pour parcourir les 8 km du parcours (320 m de dénivellée).
Photos Michel T en cliquant sur le lien ci-dessous.
2 juillet 2012 Le Coret de Pan (Esp)
Classée dans "Les Sentiers d'Emilie" cette sympathique balade de 7 Km au départ de BAUSEN nous a permis d'admirer de haut la vallée de BOSSOS que l'on connaît plus pour ses "Venta". La montée, parfois rude, s'effectue dans la forêt sur un très vieux sentier pavé, hors du temps. Les murs de soutènements et les murets sont en pierres sèches. Par moment, nous croisons d'immenses arbres aux formes très étranges. Nous cassons la croûte dans une prairie entourée de fougères. Nous avons une vue royale sur le seigneur Anéto (3404 m) et les glaciers de La Maladeta. Nous regagnons le village où trônent quelques rares et belles demeures au milieu d'un grand nombre de maisons à l'abandon avec une desserte électrique très archaïque.
Photos: Marco, Jean-Claude L, Jacky
Les Branchements électriques dans le monde
25 juin 2012 Le Port de La Peyre (65)
L'écrivain Brésilien Paulo Coelho (né le 24 08 1947 à Rio Janeiro) pense: "Le destin des montagnes doit être terrible, elles sont obligées de contempler toujours le même paysage". Ce n'est pas notre cas. Au fil des sorties, consciencieusement et amoureusement préparées par Gaby, le décor de l'immense théâtre qui nous entoure, avec ses craintifs et espiègles acteurs est toujours un immense plaisir. La fatigue de la montée, la galère du pierrier, la longueur du parcours sont vite oubliées quand l'objectif est atteint. (on a même pu constater des mini orages très très localisés lors de la descente). Nous avons une pensée pour Maurice qui se bat contre la maladie et souhaitons beaucoup de courage à Annie.
Photos Jean-Claude F & Jacky
22 juin 2012 Pic Bacanère (31)
Sacrée météo, il a fallu attendre 10h30 et passer au-dessus des nuages vers 1900 m pour profiter du magnifique soleil annoncé pour cette deuxième journée de l'été. Pas de paysage "terrestre", mais un magnifique tableau composé des sommets émergeant de la mer de nuages. Après le casse croûte et la micro sieste, nous sommes repartis à regret nous enfoncer dans la brume pour regagner Artigue. Nous avons parcouru 17 Km avec une dénivelée de 1000 m.
Photos Marco, J-C L, Jacky en cliquant sur le lien ci-dessous.
4 juin 2012 Port de Bielsa, Ibon de Pinarra (Esp)
Aujourd'hui, destination le petit "Ibon de la Pinarra" 2200 m. Un groupe part coté Français en franchissant le "Port de Bielsa" 2566 m, l'autre, coté Espagnol par le chemin du port Vieux.
Le port de Bielsa était, avant le creusement du tunnel d'Aragnouet-Bielsa (inauguré en 1976), le plus fréquenté des cols frontaliers de la vallée d'Aure, par les habitants de cette vallée, pour ce rendre en Espagne, dans la vallée de Bielsa. C'était le plus court chemin pour aller de l'hôpital de Chaubère (dont il ne reste que la chapelle, dite "des Templiers"), à l'ancien hôpital de Parzan. Peut être le "port Vieux", dont l'altitude est moindre (2378 m) et le franchissement plus facile, a-t-il été plus fréquenté avant le XVIIIe siècle, surtout par des convois lourdement chargés. Il est difficile de parler de ces deux ports sans évoquer le fameux épisode de la guerre d'Espagne connu sous le nom de "Bolsa de Bielsa", poche de résistance héroïque opposée pendant près de trois mois, au printemps 1938, à l'avancée franquiste, par les républicains Espagnols. D'autant plus qu'il a été marqué par l'exode d'environ 5000 civils qui ont franchi, au début du mois d'avril, dans la neige, ces passages. Episode dramatique qui ne peut laisser indifférents des montagnards. (copié dans Wikipédia)
http://cirquedebarrosa.free.fr/bolsadebielsa.htm
Photos Jean-Claude L, Marco, Jacky en cliquant sur le lien ci-après
http://www.section-montagne-slv-lannemezan.fr/album-2076761.html
4,5,6 juin 2012, Espagne
Le Port de Bielsa 2428 m, le petit Ibon de Pinara 2200 m, le cirque de Soasa, la Cola de Cabalo 1760 m, la vallée et le refuge de Barossa étaient au programme de ces trois superbes journées. Comme l'année dernière, nous avons apprécié l'excellent accueil et la prestation parfaite de l'hôtel Sidora de Laspuna. Durant ce séjour nous avons cumulé 42 Km de marche, 1700 m de dénivelée, une grosse dose de rires. Les photos de chaque journée paraîtront dans des pages différentes.
du 21 au 25 mai à Pleaux (15)
C’est sous la pluie et le froid que nous avons quitté Lannemezan, lundi matin. Pas de chance pour ce départ, nous avons été bloqués dans les bouchons de Toulouse pendant 45 minutes. A notre arrivée vers 12h30 à Pleaux, il pleuvait toujours et nous avons été très heureux de nous installer au restaurant de l’institution. Félicitations au chef et à ses collaborateurs en cuisine. Nous avons beaucoup apprécié tous les repas. Tout était de grande qualité, de grande fraîcheur et de grande diversité. A noter, toujours un ou deux plats de viande et un plat de poisson au choix à chaque repas et des légumes toujours différents.
L’après-midi de notre arrivée, une visite de la petite ville de Salers était prévue. Nous l’avons faite sous une pluie battante et donc sous les parapluies. La guide de l’Office de Tourisme était très intéressante et malgré le froid (6°) et la pluie, nous avons tous trouvé Salers ( construite à partir du 9ème siècle, avec son apogée au XVIème) bien belle. A refaire peut-être un jour ensoleillé !
Le mardi, au programme la visite de la région de Martel à bord d’un train à vapeur qui sillonnait autrefois ce coin pour transporter les truffes. Abandonné pendant la grande guerre puis remis en service après, utilisé par les Allemands pendant la guerre de 39-45, il servit encore jusque dans les années 70 et enfin abandonné. C’est une association qui depuis quelques années a défriché et a remis en service des locomotives à charbon pour promener des touristes. Ceci leur permet de récupérer d’autres locos américaines, allemandes, russes et françaises. Leur but est de constituer un musée de machines qui fonctionnent.
La promenade fut agréable, le paysage beau, il ne plut plus et au passage sous les tunnels, la fumée de la loco entra abondamment dans nos wagons ouverts. Ce fut folklorique !
Déjeuner à la ferme-auberge du moulin d’huile de noix de Martel suivi de la visite du moulin qui fonctionnait ce jour-là pour un producteur de noix des alentours . 5kg de noix donnent 2 kg de cerneaux qui donnent 1 l d’huile.
L’après-midi, nous étions attendus à Collonges la Rouge par une guide de l’Office de Tourisme. La visite fut très appréciée car la guide vivait son Histoire de Collonges, la mimait, la dansait même ! Très belle petite ville bien rouge comme son nom l’indique à cause de la pierre colorée naturellement par l’oxyde ferrique. Repas et nuit à la MF.
Les mercredi et jeudi furent occupés par la visite de Pleaux, la visite des fermes du Moyen-Age de Saint Julien aux bois très pédagogiques, fermes toujours en fonctionnement avec les moyens de l’époque, des animaux bien vivants et un jardin botanique plein de fleurs et de légumes anciens. Nous pensions ce mode de vie loin de nous et quelle ne fut pas notre surprise de retrouver dans les scènes évoquées des moments que nous avions connus dans les années 50, preuve que l’agriculture n’avait pas beaucoup évolué entre le 10ème et le 20ème siècle.
Le gouffre de Padirac 1er d’Europe, tellement sensationnel et tellement beau qu’il vaut bien la peine de descendre les centaines de marches et de les remonter. Bravo aux vaillants, nous ne dirons rien de ceux qui ont préféré l’ascenseur ! ils ont eu raison de s’économiser car l’après-midi il fallait faire la montée de Rocamadour éternellement perchée sur son rocher. Que de beautés ! Le midi nous avions pris un excellent repas à l’ombre de grands arbres dans un restaurant des alentours de Rocamadour : « Le Roc du Berger »
Le vendredi fut consacré aux dernières emplettes - fromages s’entend et sentants aussi d’ailleurs : Cantal(AOP) et petits chèvres – et aux valises et oui c’était déjà terminé.
Annick
Photos en cliquant sur le lien ci-dessous
http://www.section-montagne-slv-lannemezan.fr/album-2071490.html
14 mai 2012 Cabane Loudenvielle (65)
Il n'y a que 600 m entre le pont des chèvres et le pont de Hournets mais la dénivelée est de 140 m ce qui exclut tout bavardage. Arrivés à la central électrique, le pourcentage diminue et la montée devient plus agréable. Nous arrivons au carrefour du sentier avec le GR 10, point de rassemblement avec nos camarades partis du pont de Hournets un peu avant nous et qui nous attendent pour "La Banane". Nous pouvons admirer de loin sur la crête un nombre impressionnant d'Izards et de Biches. Nous repartons vers la cabane d'Ourtiga, un peu plus bas, brillant de mille feux, le ruisseau d'Aube serpente majestueusement dans le val du même nom. 1800 m et 250 m de dénivelée nous séparent encore de notre objectif du jour, la cabane de Loudenvielle où nous effectuons la pause casse-croûte. Face à nous, les pics de "Belle Sayette 2812 m, Hourgade 2964 m, Arrouge 2925 m, etc.. ornent notre salle à manger du jour. 1h30 plus tard, nous repartons en contournant la Pène Cigalère et nous dérangeons un important groupe d'Isards. Nous avons parcouru 9 km avec une dénivelée cumulée de 750 m. Toute l'équipe souhaite un prompt rétablissement à Evelyne et un retour rapide parmi nous, suite à sa blessure à la cheville survenue lors de la descente.
Photos jean-Claude L & Jacky en cliquant sur le lien ci-dessous.
http://www.section-montagne-slv-lannemezan.fr/album-2066002.html
7 mai 2012 - Le Casque du Lhéris (65)
Nous étions 21 (reccord de l'année) pour atteindre le Casque de Lhéris . Aussi débonnaire soit-il, il n'en titre pas moins de 700 m de dénivelée depuis "la cabane Bernadaus 963 m" pour qui s'y attelle. Plus discret, en recul par rapport aux seigneurs de la chaîne, dominant Bagnères de Bigorre et les Baronnies, le Casque du Lhéris, ainsi dénommé pour la forme de cimier qu'il présente, reste le fleuron de la vallée de Campan. Ce sommet de 1595 m, très fréquenté, garde toute l'affection des Bagnérais pour être la vigie familière, pour être accessible presque toute l'année. (copié dans l'article de Txomin Laxalt, Pyrénées Magazine, janvier février 2009). Bravo à Yvette pour son premier 1500, nous ne doutons pas qu'elle va rapidement vouloir battre cette altitude.
Jacky
Photos Jean-Claude L & Jacky en cliquant sur le lien ci-dessous
http://www.section-montagne-slv-lannemezan.fr/album-2063060.html
Concernant la fleur, (photos 86 88 90) c'est la Fritillaire des Pyrénées (endémique des Pyrénées) et celle que Marko avait prise il y a 2 ou 3 ans au Signal du Bassia, dont l'intérieur est
quadrillé comme un damier est la Fritillaire-pintade. Les 2 sont très toxiques en toutes leurs parties particulièrement le bulbe. Les fritillaires contiennent des alcaloïdes.
Annick