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27 août 2012 le port de Venasque et le Sauvegarde

27 Août 2012 , Rédigé par Jacky Publié dans #Saison 2012

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Le Port de Venasque 2444 m

derriere le groupe, le massif de la Maladeta et l'Aneto

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Le sommet du Sauvegarde 2738 m

Il est 7h30, il fait doux, nous bavardons en nous équipant avec des Gersois qui vont "monter" au Sauvegarde. Nous passons devant le magnifique Hospice de France. Les "touristes", depuis les fenêtres des dortoirs situés à l'étage, regardent partir les montagnards qui viennent de terminer leur petit déjeuner sur la terrasse. Nous empruntons l'ancien chemin des mineurs et des muletiers, sur notre droite, le chemin de l'impératrice. Le sentier est bien tracé et monte régulièrement en lacet dans ce vallon assez raide. Un vent violent s'est levé, il ne nous lâchera pas de la matinée. 1h30 plus tard nous dépassons les ruines de la cabane de l'homme, qui doit son nom à un rocher dressé, peut-être en souvenir d'un homicide, puis à gauche, le trou des Chaudronniers marquerait l'endroit où des Chaudronniers Auvergnats qui se rendaient en Espagne auraient péri. A 10h00, nous arrivons au refuge de Vénasque, 2249 m, où nous devions bifurquer à droite pour atteindre notre objectif, le col de La Montagnette. Après concertation, nous prenons la décision de "faire" le Sauvegarde. 11h00, 2444 m, nous arrivons au célèbre port de Vénasque et, face à nous, le massif de La Maladéta et l'Aneto. Nous descendons de quelques mètres pour suivre à droite le sentier qui arpente les flans du Sauvegarde. Il y a quelques passages rocheux assez abrupts et dangereux mais une protection par une main courante permet de les passer sans difficulté. 12h00, nous sommes au sommet, le panorama est exceptionnel. Il y a beaucoup de monde. Nous admirons, entre autres, les lacs de Boums et de La Montagnette, le pic de La Pique, le pic de La Mine, l'Anéto, La Maladéta, le haut Luchonais; Perdiguère, Maupas, Quayrat, Céciré et au loin l'Arbizon et le Mont Né. 12h30, nous redescendons vers le col pour casser la croûte. Sur place, nous entamons la conversation avec un couple qui nous propose de nous guider pour redescendre à l'Hospice en effectuant la boucle par le Port de La Picade 2460 m, le Pas de l'Escalette 2396 m, la Pas de La Mounjoye 2069 m. 17h30, nous sommes de retour aux véhicules. Nous avons cumulé 20 Km et 1750 m de dénivelée.

Photos Marco, Jean-Claude F, Jacky

249-pic-Sauvegarde 

Histoire de l'Hospice De France

Le 25 mai 1200, une donation de Sanche Garsie d'Aure confirme la présence d'un Hospitali beati Johanni de Juheuau pied du port de la Glère, qui devait être en relation avec l'hospice de France. L'ordre des Hospitaliers de Saint jean de Jérusalem  a une commanderie au lieu-dit Herontés, à Frontès, entre Montauban et Juzet-de-Luchon, dont il ne reste aujourd'hui plus de traces.

L'objectif est de garder le passage vers la montagne, de ce chemin secondaire de Saint-Jacques-de-Compostelle et d'organiser des hospices pour les pèlerins et les commerçants, qui risquent leur vie en hiver.

Commence alors une lutte continue de plusieurs siècles entre les Hospitaliers et les populations guidées par leurs prêtres. L'objectif devint rapidement plus économique que religieux car il n'était pas question de partager les impôts. Finalement, l'ordre abandonna la région. Les archives de la commanderie de Frontés ont été détruites par les curés de Cier-de-Luchon et de Juzet, leurs concurrents.

La création du bâtiment de l'Hospice du Port de Vénasque date de cette époque et est la seule trace qui subsiste des Hospitaliers. En 1325, les comtes de Comminges auraient fait ouvrir le port de Vénasque pour faciliter le passage et éviter des droits de péage aranais au ravin de Terme. Les traités de Lies et passeries de Luchon prévoient les conditions de passage et d'exploitation des pâturages pour les troupeaux commingeois aussi bien qu'aranais. L'aménagement du port(col) de Vénasque est, quant à lui, postérieur, réalisé pour permettre un passage à cheval. La dénomination d'« Hospice de France » ne sera donnée qu'au XIXe siècle.

Il s'agissait d'une route dangereuse, surtout en hiver et les récits ne manquent pas de voyageurs égarés ou pris dans la tourmente et y ayant laissé la vie : bergers, colporteurs, messagers, réfugiés, amoureux fuyant leurs familles, pèlerins et religieux émigrés, 9 chaudronniers du « trou » du même nom. Plusieurs dizaines de personnes sont ainsi dénombrées. Le col a aussi été fréquemment utilisé pour le passage de troupes ou de bandes cherchant à razzier la vallée adverse ; en 1708, des miquelets parviennent même à y faire passer un orgue dérobé à Luchon.

Avec l'ouverture d'une voie carrossable depuis Luchon en 1858, à la grande époque des débuts du pyrénéisme, la compagnie des guides de Luchon— une des seules compagnies à cheval — en faisait le but d'une promenade à quelques heures de Luchonet un départ d'excursions plus prestigieuses vers la Maladeta et l'Aneto. L'auberge était un passage obligé pour soigner les chevaux au retour des expéditions. Le succès de l'Hospice de France est constant depuis le XIXe siècle et dans la première moitié du XXe. De nombreuses personnalités viennent y séjourner. Ce serait le président Vincent Auriol qui aurait fait classer la route, jusqu'au port de Vénasque, comme nationale (N 125). En 1938, la vieille auberge de montagne, rajeunie, devient l'Hostellerie de l'Hospice de France, sous la direction du guide, professeur de ski, passeur durant la guerre, Odon Haurillon. L'hôtellerie est célèbre non seulement pour son accueil et sa gastronomie, mais aussi pour les patous, chiens de montagne des Pyrénées, et un temps pour ses deux oursons capturés par M. Haurillon le 26 mai 1952.

Fermée durant l'hiver, l'hôtellerie perdra peu à peu son attrait. En 1976, la route d'accès est coupée par un éboulement. Odon Haurillon meurt en 1978. Au prétexte de préserver le site, qui commence une lente déchéance, la route n'est pas rétablie. Une nouvelle route, sur l'autre versant de la vallée, est ensuite aménagée.

La municipalité de Luchon a entrepris la restauration de l'hôtellerie, dont la réouverture a eu lieu en juillet 2009.

L'été, une navette permet d'accéder au site depuis le centre de Luchon.

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